• Elwing HM

SACRÉES RELATIONS !

Mis à jour : janv 8



Quelle relation as-tu avec toi-même et les autres ?

A bien regarder cette réalité, tout est relation puisqu’il semble y avoir séparation. Étant à priori des êtres sociables, nous aimons créer des liens avec tout ce qui nous entoure, les faire et les défaire suivant notre vécu et nos humeurs. Et si en définitive, la relation que nous entretenons au monde et à l’autre ne parlait que de nous ?

Et si ce n’était qu’un miroir réfléchissant toutes nos croyances, tous nos manques, nos jugements, nos doutes ou nos certitudes, tous nos points forts ou faibles, notre beauté ou notre laideur, nos blessures et nos fonctionnements inconscients ?

Il n’est pas toujours facile d’admettre que nous y sommes pour quelques choses dans ce qui se donne à vivre, ni de voir la part que nous mettons dans nos liens aux autres. C'est évidement facile quand tout va bien entre nous. Mais lorsque cela devient douloureux, contraignant, souffrant ou abusif, c'est parfois le brouillard ou la descente en enfer. Nous n'avons pas toujours conscience de ce qui en nous, déclenche ces tempêtes émotionnelles et contribue à créer ces relations toxiques qui nous pourrissent la vie.

Si notre rapport au minéral, au végétal ou à l’animal est aisé, avec nos semblables c’est tout une histoire. Être ensemble, partager des moments de joie et d’intimité pourrait être simple s’il n’y avait ces blessures, ces attentes, ces formatages et tous ces programmes silencieux et pourtant si actifs qui agissaient à notre insu. Et tout ce vide de soi qui nous fait accepter parfois l’inacceptable, pour échapper à l’ennui, l’isolement, la souffrance, etc… Une vaine tentative pour combler le manque de nous-même. Combien parmi nous ont-ils mis à mal leur capacité à prendre soin d’eux-mêmes, en faisant taire leur discernement et leur bon sens au profit d’une relation défaillante ou perverse ? Combien se sont-ils laissé happer par l’autre ou les autres, allant parfois jusqu’à l’oubli de SOI, pour un semblant d’amitié, de tendresse, d’amour, de reconnaissance, etc… ? Combien de déceptions avons-nous essuyées en accordant à l’autre la clef de notre bonheur, celle de notre sécurité... ? Combien de fois, avons-nous cru pouvoir changer l’autre, qu’il suffirait d’un peu de patience, d’un soupçon de volonté et d’un brin d’abnégation pour que le miracle se produise ?

Mais ce n’était que pure illusion. On peut éventuellement impacter positivement autrui en étant dans l’ouverture et l’accueil, mais certainement pas le changer. Nous n’en avons pas le pouvoir. Chaque personne a son propre chemin, et le choix de changer lui revient en exclusivité, si elle le souhaite. Cela n’est pas et ne sera jamais de notre ressort et vis-versa. D’un autre côté, qu’est ce qui nous pousse à croire que telle ou telle relation peut nous apporter ce que nous nous refusons à nous-même ? Nous nous coupons parfois inconsciemment ou bien intentionnellement de certaines parts de nous-même pour obtenir un peu de sollicitude, d’approbation, un regard, etc…, alors que nous sommes assis sur notre propre complétude. Et que dire de ces relations qui exigent de nous que l’on se rapetisse et que l’on se diminue pour pouvoir rentrer dans leur case ? Faut-il alors se retirer complètement du jeu relationnel, se séparer des autres pour se protéger ?

Est-ce l’unique solution pour renouer avec son intériorité et retrouver son intégrité ? Parfois c’est nécessaire, lorsqu’on s’est laissé embarquer dans des histoires dramatiques d’abus, de trahison et de traumatisme de tout genre. D’autres fois, il s’agit juste d’apprendre à faire face à l’autre et d’affirmer notre souveraineté sur notre propre vie, sans pour autant couper le lien. Dans tous les cas, il est bon de prendre du recul pour saisir le sens de ce qui se joue dans nos relations. C’est toujours une occasion de prendre conscience de soi et d’apprendre à mieux se connaitre.

Il est essentiel, de mon point de vue, de quitter toutes ces personnifications dans lesquelles on s’est coincé volontairement ou inconsciemment, et qui nous maintiennent hors de nous-même. En finir aussi avec tous ces rôles dans lesquels certains aiment nous voir enfermés et qui n’ont aucun rapport avec qui nous sommes véritablement, ni avec ce qui nous fait vibrer de l’intérieur. Que se passerait-il si nous nous accordions le droit de nous remplir de nous-même, de notre pure présence totalement disponible à tout instant ? Se respecter, être présent à soi en toutes circonstances est un sacré challenge pour éviter les abuseurs de toutes sortes. Ce pourrait-il que cela permette la création de relations plus fluides, plus joyeuses et plus légères avec soi-même et les autres ? Serait-il possible de rentrer en relation avec les autres sans pour autant sacrifier des parts de soi-même ? Peut-être, à partir du moment où s’en est fini de la victimisation, des attentes, des compromis, des mensonges et des faux semblants qui nous coincent dans des liens aliénants. Cela demande certainement de faire face à nos souffrances, nos peurs, nos manques et nos failles. Mais cela en vaut la chandelle, car se libérer de tous ceux qui veulent nous maintenir sous leur emprise, demande un véritable choix intérieur. Le choix de prendre soin de nous-même, de nos envies et de faire attention à nos attentes et à nos projections en toute connaissance de cause, afin de ne plus tomber dans les pièges du passé. Que seraient nos vies et le monde, si nous étions plus présents à ce qui se passe en nous ? Que se passerait-il si nous étions en amour de tout ce qui nous compose et de tout ce que nous sommes ? Serions-nous alors en capacité d’inviter dans notre existence, plus de relations harmonieuses et plus de bienveillance ? Gratitude pour tout ce que nous avons créé jusqu’à présent. Gratitude à tous les êtres qui ont fait partie de nos vies, à tous ceux qui en font encore partis et aux nouveaux qui y rentrent. Car d’une manière ou d’une autre, ils contribuent tous à qui nous sommes et nous faisons de même pour eux.

Gratitude pour nos prises de consciences et pour notre ouverture à plus de ce que nous sommes en réalité.


Elwing HM

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