• Elwing HM

UNITÉ OU SÉPARATION?

Mis à jour : janv 8



Et si tout était un, au plus subtil du subtil?

Le fait d’avoir chacun un corps individuel, nous fait croire à une séparation effective. Il est vrai que si nous nous référons exclusivement à nos cinq sens et à notre mental, on pourrait conclure que toi, tu es séparé de moi. Preuve s’il en est, je peux penser autrement que toi, je peux t’observer, te toucher, t’entendre ... Et s’il me prend l’envie de blesser ton corps physique, émotionnel ou mental, je ne sentirais aucune douleur physique et peut-être pas même émotionnelle.

Au niveau de l’existence physique, la séparation est une certitude du point de vue mental. Mais lorsque nous prenons de la hauteur, notre conscience s’éveille et nous nous rendons compte que la vie matérielle n’est pas tout ce qui existe, et qu’elle n’est qu’une partie infime d’une vastitude infinie. De nouvelles portes s’ouvrent en nous et les murs que nous avions édifiés autour de nous-même pour nous protéger les uns des autres tombent. Nos convictions vacillent puis se transforment. Le regard que nous portions sur l’autre et le monde change radicalement. Nous nous ouvrons à une compréhension plus large de ce que nous sommes et de ce qui nous entoure. Notre perception s’élargit et nous découvrons l’existence de tout un univers vibratoire dont nous ne savions rien jusqu’alors. Nous réalisons de ce fait, que nous sommes énergie et que nous faisons tous partie d’un même champ vibratoire unique. Un tout, dans lequel circulent des informations sous formes d’onde, de pulsation et de fréquences, traversant tout ce qui est sans aucune distinction de race, de couleur de peaux, de culture...

A l’instar des cellules qui forment un même corps, nous sommes des particules vibrantes faisant partie d’une même unité ; des gouttes d’eau provenant d’une source unique, des rayons de lumière issus d’un même soleil.

Au-delà des corps, de l'ego, du mental et des mémoires qui semblent nous définir, nous sommes la conscience une, qui sous-tend tout ce qui est.

Nous sommes cet amour incommensurable, la vie qui expérimente la personnification et joue à l’incarnation.

Si toi et moi sommes de même essence, qu’est-ce qui m’empêcherais de te prendre en considération ?

Aurais-je ou pourrais-je encore te nuire une fois que j’ai reconnu que tu es de même nature que moi et que ce que je te fais, je le fais à moi-même?

Devrais-je toujours être d’accord avec ta personnalité sous prétexte que nous provenons d’une même source ?

Il ne s’agit pas ici de morale ou de bienséance, mais plutôt d’ouverture de cœur, de bienveillance et de conscience.

Le fait de reconnaître la magnificence d’un être sur un plan subtil, ne nous enlève pas la capacité de voir les choses telles qu’elles sont sur le plan tangible et de reconnaître les comportements égotiques et néfastes de certains.

La personne qui cause du tort à autrui, se fait d’abord du mal à elle-même. Car bien qu’elle puisse en retirer un bénéfice personnel dans l’instant, elle ne pourra jamais trouver la paix et la joie d’être sans passer par la case du discernement. Sinon, comment évoluer sans reconnaître ses actes et transformer ses anciens schémas comportementaux et tout ce qui les sous-tend ?

En observant qu’une personne se complet dans ses croyances erronées et ses comportements inadéquats, on est en droit de ne pas vouloir continuer une relation qui nous porte préjudice et freine notre propre élan de vie.

La présence à la conscience permet de discerner l’endroit où le lien que nous avons à l’autre nous élève, nous rétracte ou nous diminue. C’est un merveilleux jeu de miroir qui nous aide à accueillir et à intégrer la part en nous qui crée le déséquilibre relationnel. On prend alors les rênes de notre vie, en suivant notre joie, sans complaisance ni nuisance à autrui.

Tout est un et le un est multitude infinie.


Elwing HM